28.04.2008
Mon Prince [M]
[M] est un "Tag" que je dépose ici en signe d'avertissement. Ce texte, ou une partie de ce texte peut contenir des informations qui pourraient heurter cetaines sensibilités. Afin de ménager ces sensibilités, je tiens à vous prévenir. Si vous pensez être facilement choqué(e), veuillez ne pas lire le texte qui suit. Si vous lisez tout de même et êtes choqué(e), je ne pourrais pas être tenue pour responsable de vos désagrément car vous aurez été prévenu(e). Cependant, qu'il soit noté que ce "Tag" n'est pas là pour me fournir une couverture me permettant tous les excès. Je tiens à garder crédibilité et honorabilité. C'est uniquement pour protéger les plus sensibles, sans pénaliser ceux qui le sont moins.
Je voulais donc vous parler des manipulations que l'on fait sans se rendre compte, notamment dans le cadre d'une relation familiale, mais je suis trop fatiguée pour pousser la réflexion. A la place, je vous laisse avec un texte écrit à deux voix dans les environs de 2000, avec une personne qui m'était très chère mais dont je n'ai plus de nouvelles actuellement. Si jamais tu venais à passer par ici, j'ai pris quelques libertés pour rendre la chose plus lisible, j'espère que tu ne m'en veux pas pour ça. Et si tu lis ces lignes, pourquoi ne pas laisser un message, ça me ferait plaisir de te revoir (peut être partager un autre Pic-Nic chez André Citroën ?).
Tu as une robe blanche, une grande robe de soie avec un décolleté plongeant... Tu as les cheveux longs, noués en natte descendant jusqu'aux reins... Tu es sur le toit d'une haute tour d'ivoire blanc, dans la nature, un paysage magnifique ou la tendresse demeure, ou la chaleur est présente... Le temps n'est pas là pour dicter les jours... Le soleil est au couchant mais ne bouge pas, les nuages rougissants te regardaient... Il est là pour toi, ce soleil, il t'éclaire de ses dernier rayons et te les offre... Depuis la tour d'ivoire, tu regardes la sombre forêt qui s'étend, impénétrable, secrète, calme, tout comme toi... De l'autre coté de la tour, la mer si agitée, et ce sable qui l'accueille un peu plus à chaque instant... Les traces de pas sur le sable déjà s'effacent... Mais le souvenir est impénétrable, cette soirée restera inoubliable, le soleil spectateur regarde tes sentiments se refléter sur l'eau... Et les vagues, lente images du ressac, ne font qu'aller incessament à l'assaut d'une forteresse innacessible : Ton coeur... Les étoiles se dessinent dans le ciel, elles veulent attirer ton regard pour que tu ouvres ton coeur protégé derrière une coquille d'innocence, carapace pourtant fragile, car le premier amour venu déjà l'a brisé, il y a si longtemps mantenant, et pourtant si peu à la fois... Carapace pourtant brisée et disloquée par moults amours déçus, moults traîtrises...
Les pas lourds d'une âme errante se perdent dans la forêt, où un chemin bien peu foulé serpente entre les arbres millénaires. Elle se cache, et t'observe, elle cherche à savoir ce que tu veux, ce que tu cherches dans cette nuit sombre, alors que le clair de lune te rend encore plus magnifique à ses yeux. Les pas, bientôt allégés, se dirigent maintenant vers une clairière, ou la lune se reflète dans le rocher central. Bien des cultes on eu lieu ici, on y révérait la lune, le soleil et les astres. Maintenant on y révère une femme, et cette femme, c'est celle de la tour d'ivoire. Cette femme le cherche, à travers le bois elle court pour le retrouver, elle cherche un homme égaré, hagard, qui fuit une prison d'amour pour finalement être fait prisonnier d'une passion... Bientôt il se fatigue de courir, il s'assoit donc le dos sur le rocher, et attend... Des pas légers retentissent, elle le voit, elle le sent, elle sait qu'il est là... Aussi légère qu'une plume, il l'entend approcher, et il commence à avoir peur...Bien sûr il veut la voir... Elle craint son regard, mais elle approche... Il ne veux pas ce qui l'a fait fuir une autre femme... Lentement, des arbres émerge une forme nacrée, un halo de lumière l'entoure, dans sa robe blanche elle avance... Elle le voit éclairé sur ce rocher, sa vision est la même que celle qu'elle imaginait, la peur disparait peu à peu... Elle voudrait voir son visage, mais il l'a caché. Sous un rideau de pleurs il cache son visage, son vrai visage... Elle ne veut que sécher ses pleurs pour enfin connaitre celui qui l'attend, mais le rideau est tombé, la fin de la pièce approche, pour le relever, elle devrait faire des efforts qu'aucun n'a jamais connu... Elle ne sait que faire, la lumière ne la guide plus, elle avance sans savoir ou elle va. Elle dépose alors un doux baiser sur ce visage qu'on lui présente... Il veut l'appeller, entre deux sanglots, la retenir, mais elle coule entre ses doigts comme l'eau, elle glisse lentement loin de lui... Lentement, apeuré, il relève la tête... Elle se retourne pour partir, mais voudrais qu'on la retienne...
" - Ne pars pas..."
Les mots ont glissés, tout a changé. l'air était pur, lisse, jamais parole encore n'avait fusée... Et là, elle se retourne, elle voudrait courir, mais elle ne le peut, elle a peur, elle revient vers lui et cherche son regard... Il veut la prendre dans ses bras, il veut serrer son petit corps fragile contre lui, serrer sa tête sur son cou, mais ses bras refusent de la toucher, ne voulant violer ce sanctuaire... Elle voudrait se sentir protégée en cet instant, se sentir aimée et donner de l'amour, un amour qu'il a peur de recevoir, de peur de le fâner, de n'en être digne... Elle sait qu'il lui est destiné, mais ne peut se l'expliquer, alors elle l'observe et le trouve si attendrissant... Il la regarde profondément dans les yeux, ces yeux si beaux, et il voit qu'il ne changera rien : Elle aime... Et il ne peut rien faire... Oui, elle aime, et recherche cet amour dans les siens, mais lui ferme les yeux, il ne sait pas ce qu'il doit montrer, ce qu'il montrerait vraiment... Quels sont ses sentiments ? elle ne saurait y répondre, elle voudrait connaitre ses pensées... Lui aussi aime, finalement sa prison l'a suivi... Mais il ne sait qui est la sublime géolière d'une si tendre détention, géolière qu'il entre-aperçoit, les soirs de douce folie, géolière vétue d'une robe noire, la tête encapuchonée. Il veut appeller cette geolière, la voir, la toucher... Comment pourrait il faire comprendre cela, avec cette capuche qui l'empêche de voir ses réels sentiments, comment pourrait elle savoir le fond de ses pensées lorsqu'il porte un masque ? Elle voudrait se dévoiler, retirer tout ce qui la retiens pour crier ses sentiments... Il voudrait lui dire ce qu'il ressent, mais sa langue refuse de bouger, si ce n'est avec la sienne... Elle voudrait l'embrasser pour lui dire qu'elle l'aime mais ne sait ce qu'il va penser... Immobile, son corps n'a pas quitté le rocher, enlacé dans l'immortelle étreinte, la femme inconnue dans ses bras, tandis que ses pensées révèlent sa douleur, où ces quelques instant lui paraissent éternels, car tout est si confus... Il veut lui montrer qu'il est déja le prisonnier de ses charmes, mais comme Hypollite, comment montrer un amour qu'il a toujours combattu ? Comme une statue elle ne sait que faire, de peur de brusquer ce moment, lentement, tendrement, il lui prend le menton, et doucement, tremblant presque, hésitant, il fait ce geste tant de fois maudit... Il lui dépose un baiser sur les lèvres... Elle ferme les yeux, elle ne comprend pas, ne réalise pas, elle voudrait que l'instant soit éternel... Lui, voyant qu'elle ne résiste pas, lui tient la nuque, elle lui caresse tendrement les cheveux, et lentement, sa main libre descend, et la soutient par les côtes... Elle se laisse plonger dans cette océan de tendresse, les bras autour de son cou, elle aime cette peau si douce, et l'herbe autrefois tendue vers le ciel s'aplatit pour laisser aux nouveaux amants un lit de tendres feuillages... Pourtant il ne fait rien, il continue de l'embrasser, et, allongés dans l'herbe, l'amour donne un nouvel éclat aux étoiles... ils roulent ensembles, emportés par un tourbillon de couleurs, de sensations inédites, elle se sent bien dans ses bras, elle sent son odeur, elle sait que cet instant leur appartient... Il hume lentement son parfum, et d'un geste langoureux, il défait le noeud dans ses cheuveux, laissant apparaitre une cascade ruisselante de cheuveux... Elle le regarde dans ses yeux, ouverts, et voit une petite étoile tout au fond, elle aime le regarder, aussi secret soit il, elle l'aime... Il n'arrive pas à détacher son regard, il aime cette femme, il aime ses yeux, il aime ses cheveux... Il a un teint si pur, des cheveux maintenant ébouriffés, mais elle se sent renaitre, là, comme deux enfants innocents... Pour lui, tout brûle, il n'arrive plus à distinguer ce qui est réel, comme la nuit tombée, où ce qui est révé, comme ces milliers de lumières qui encadrent son visage angélique... il bouillonne, mais il lui laisse le plaisir de faire le second pas... Elle ne veut plus attendre, elle veut profiter de ces heures perdues qu'ils ont devant eux, elle l'embrasse, s'allongeant sur lui, leur corps ne forment plus qu'un, la passion les à menée la, elle agit sous son influence, ne connaissant pas encore la portée de ses gestes... Lorsqu'il se rend compte qu'il ne mène plus la danse, il se laisse aller, et bientot leurs vêtements ne forment plus qu'un tas informe, tandis que leurs corps, au paroxisme, fusionnent tendrement... Elle ne connait encore que si peu de chose de la vie, ne sait pas jusqu'ou mène la danse qu'elle ne contrôle plus... Il ne sait que faire, elle parait si frêle, si jeune, si sensible, comparé à lui, râble, dru, vieux... Les gestes qu'elle esquisse sont si maladroits qu'elle a peur de ses pensées, elle se sent gênée par ce manque d'expérience qui pourrait la rendre si futile auprès de lui, qu'elle a tant désirée dans ses rêves les plus fous... Ces gestes fébriles, il trouve cela si mignon, alors il cherche à la rassurer, ses caresses se font plus douces, plus lentes... Il sourit, même... Elle se sent fondre sous ses doigts et voudrait lui faire partager cette tendresse... Doucement elle vient toucher son visage, mais est-ce le vrai ? Il n'a plus peur d'elle, il la sent contre lui, il la sent vibrer au rythme de sa respiration, leurs haleines se mêlent... Il sent qu'il peut, mais il n'ose pas enlever ce masque qu'il a toujours eu, c'est trop dur pour lui... Elle veut lui donner confiance, comme elle a confiance en lui, elle ne lui demande rien, si ce n'est son coeur... Elle découvre un peu le visage sous le masque, mais le mystère ne la dérange pas, car elle sait que sous ce masque se cache celui qu'elle aime... il sent les dernieres bribes de doutes se dissiper, il sent son coeur bondir dans sa poitrine : Il l'a trouvé... Lentement il roule pour que son dos touche ce sol millénaire et parfait... Les bras autour de son cou elle ne détache pas ses lèvres des siennes... Il lâche ses côtes et sa nuque pour lentement aller caresser la fine courbe de ses épaules... Elle découvre avec ses mains le torse musclé de cet être... Leur symbiose est si parfaite qu'aucun mot n'a fusé... Il lui suffit de penser à elle pour qu'elle comprenne, car leur regard en dit beaucoup...
Il embrasse timidement le galbe rose de ses tétons, presque à regret, et repart à la recherche de la fine ligne de chair rose de ses tendres lèvres...
Elle se sent protégée, elle se sent bien, elle comprend que la nuit est loin d'être finie... Dans un élan coquin, il lui mordille les oreilles, jouant avec ses boucles de métal, s'attardant un peu sur le lobe, puis reviens doucement embrasser son cou diaphane... Elle lui dépose un baiser sur le front, car elle aime ces jeux auquels ils se donnent, elle aime le désir mais se retient... Il glisse lentement une de ses mains, pour aller caresser son nombril, glisser sur la peau frileuse de son ventre, tandis qu'un frisson la parcourt elle tremble, car la nuit est froide, et elle se presse contre son corps pour sentir sa chaleur... Ne voulant pas perdre un instant, elle l'embrasse pour qu'il comprenne que son seul désir est d'être là avec lui... Il n'a pas envie de la laisser... Alors lentement, tendrement, il vient embrasser sa poitrine, son ventre, et il attend... il attend le signe qu'elle lui donnera... Prise dans le jeu elle le retourne, et se place contre lui, elle l'embrasse de ses petits baisers le long de son torse, puis revient l'embrasser dans le cou... Il frissonne, un instant désarçonné par cette heureuse initiative... Elle le regarde et croit comprendre dans ses yeux qu'ils désirent la même chose... Il hésite un instant sur ces yeux innocents... Derrière le petit ange de ses yeux se cache la passion diabolique qui l'envahit à chaque instant tandis que l'envie se fait plus forte, elle ne veut que lui, elle voudrait qu'il le sente car elle n'ose pas avancer... Ne résistant plus a l'appel de la chair, il commence doucement à trembler, et la pénètre enfin, prenant luxe de précaution pour ne pas la brusquer, ni lui faire mal, mais la peur de sa réaction le fige un instant... Elle se donne à lui par un regard, elle sait qu'il ne lui fera pas mal, que la passion prendra le dessus... Alors, lentement et sans discontinuer ses embrassades, il noie sont ventre tendu sous ses baisers... Elle sent ces baisers, et malgré ce mal et ce bien-être qui se confondent en elle, elle cherche ses lèvres, pour lui voler un baiser... Il la laisse voler son baiser, car de son côté il lui vole sa virginité, et, toujours penché sur elle, ses mains se promenant sur son dos, il continue de la dévisager, comme si elle était un ange tombé pour lui, et tant l'émotion du moment est intense, palpable, réelle, il en tremble... Elle le voit comme son protecteur, elle ne contrôle plus ses mouvement, elle tremble aussi... Au fond de lui, il trouve ces ébats amoureux coupables, il veut arrêter, mais son visage l'en empêche... Elle compte tellement sur lui... Alors il oublie ses doutes et ses peurs, tout. Il se donne enfin à elle totalement, entièrement, il lui dévoile la moindre parcelle de son âme tourmentée... Elle ne veut pas que la soirée se finisse mal, elle ne veut pas commettre une maladresse et voudrait que tout soit parfait et pour qu'il garde un souvenir magnifique de cette soirée... Pour lui, la soirée n'est pas finie, elle continuera toujours, car dans chacun de ses regards, il revois cette scène mille fois attendue, mille fois voulue, mais toujours repoussée... Elle ne veut pas qu'elle se finisse, elle voudrait arrêter le temps... Il respire son parfum, grave cet instant mémorable dans sa mémoire... jamais il n'oublieras...
Alors, lentement, il se retire... mais son regard dit tout, et il regrette de devoir s'habiller...
Elle l'embrasse comme pour le remercier, elle voudrait qu'ils restent encore un peu, mais le temps a l'air de les ratraper...
Il la serre dans ses bras, d'un air protecteur, roulant sans le vouloir de ses épaules, leurs regards se croisent, il siffle une note unique et un coursier apparait : une monture superbe, blanche comme la neige, aux yeux noirs de jais...
Il monte doucement dessus, et la prend dans ses bras...
Il la kidnappe, elle lui sourit, et il l'enmènes chez lui, loin...
ET LE PUTAIN DE RÉVEIL SONNE...
fin du rêve...
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