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01.06.2008

Indiana Jones et le mal de Crâne

Non, ce n'est pas un jeu de mot vaseux... enfin si.

Aujourd'hui je suis allé voir Indiana Jones numéro quatre au cinéma de quartier (Parce que c'est cinq euros et que je veux pas payer plus chez pour un film comme celui là), et force est de constater que mal m'en a pris, car j'ai été un peu (beaucoup, énormément, horriblement) déçue.
Alors, avant toute chose, ne lisez ce qui suit que si vous êtes prêts à découvrir des détails du films qui ne risquent pas de vous gâcher la surprise si vous ne l'avez pas encore vu. Que personne ne vienne se plaindre que j'ai spolié leur plaisir si jamais ils découvrent ici quoi que ce soit qui détruise l'intrigue (pour peu qu'on en trouve une ?)

Je vais donc aller en suivant la trame du film, si vous me le permettez :
Tout d'abord, l'introduction rappelle un peu George Lucas, avec une transition entre les logos et le film très en douceur (La montagne de Paramount qui devient la motte d'un chien de prairie, comme le fond étoilé qui devient l'espace autour d'une planète de Star Wars... bref). La scène d'entrée est cependant un tantinet longuette, avec un genre de course-poursuite en voiture entre des militaires et des jeunes.
Viens ensuite le gros bug récurrent du film, lorsque Indiana Jones doit trouver un objet dans le magnifique hangar ou est entreposé l'Arche d'Alliance de l'autre film. Bref. Indie nous apprends que l'objet en question est très magnétique, et il utilise donc de la poudre des cartouches de fusils ou quelques grenades pour y arriver. Peace, man! Il se forme un joli nuage de poudre qui vole en l'air de façon assez voluptueuse, pas du tout comme lorsqu'on s'amuse avec de la limaille de fer et un aimant, donc pas réaliste.

Arrivent donc près de l'objet plusieurs soldats avec Dog-Tag (ces petites médailles métalliques pour l'identification des cadavres trop sérieusement brûlés), une "scientifique" qui brandit une épée pour on ne sait quelle raison (d'ailleurs elle va la traîner tout le film pour une seule misérable scène d'action ridicule qui ne valait pas la peine tellement elle ne sert à rien), et notre Indie international, que dis-je, mondial ! Étrangement, le magnétisme ne fonctionne sur les armes que par intermittence (du spectacle, ohohoh), et pas d'une façon très homogène, que ce soit dans le temps ou l'espace. Alors, est-ce le réalisateur qui a subtilement impliqué la nature extra-dimensionnelle de l'objet (car oui, Indiana, après l'histoire et le passé, se tourne vers la science fiction et le futur !) ou un horrible "plot-hole" (trou scénaristique pour ceux qui préfèrent Molière à Shakespeare), je ne saurais dire...

Bref, le magnétisme est complètement tordu dans ce film, et je vous conseille d'oublier les notions les plus basiques de réalisme et de lois physiques si vous voulez profiter de la séance.

Viens ensuite une scène magnifique, d'un grand cru cinématographique, et presque digne des Tontons Flingueurs, de Brazil, de Nightmare Before Christmas, voire même de [insérez le nom de votre film préféré ici, S.V.P.]. je vais vous l'écrire en gros en gras et en beau en bas :

Indiana Jones survit à une Explosion Nucléaire en se réfugiant dans un Réfrigérateur.

Oui, oui, vous avez bien lu. Le champignon nucléaire est d'ailleurs d'un magnifique aspect CRG (computer Rendered Graphics ou images de synthèse) dans une scène post-apocalyptique tremblante d'émotion et de vivacité, d'une réalité mordante, ou l'on voit notre héros sortir d'un réfrigérateur (que l'on appellera Super-Frigo dorénavant, en hommage à son courage) avec un champignon nucléaire derrière la colline sur laquelle avait roulé Super-Frigo avant de s'arrêter et après avoir écrasé une voiture grâce à une onde de choc des plus réalistes, avec une portée de plusieurs kilomètres (Je rappelle pour information que le premier essai nucléaire n'avait pas cette portée. Note Historique : Le premier essai à eu lieu à Alamogordo au Nouveau Mexique, avec une bombe de type A appelée Trinity, en 1945 - plus ou moins l'époque du film, mais pas du tout au même endroit car l'explosion du film se fait au Nevada... Encore un Plot-Hole ?)

Bref, c'est catastrophique. De retour dans son université, notre Indiana se fait virer puis suivre par le FBI et le KGB (oui, car le film se passe en pleine période de guerre froide Stalinienne...), s'échappe avec un ridicule gamin qui joue au durs et lui dit être l'élève d'un ancien camarade, ce qui l'amène au Pérou, à Nazca plus précisément, ou il trouve un magnifique crâne de cristal (qui ne ressemble à rien, avec son lobe cérébelleux hypertrophié et un genre de supernova tourbillonnante à l'intérieur - qui sera importante pour plus tard - ainsi que son magnétisme ridicule qui fonctionne même sur l'or...)

Péripéties, ellipses temporelles et quelques poussières plus tard, on découvre avec horreur que Indiana Jones à un Fils ! Il avait déjà le père, il ne manque plus que le Saint Esprit ! en plus, il l'apprend alors qu'il lutte contre un genre de sable mouvants qui n'en sont pas vraiment, C.F. son explication lors du film. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il montre sa peur des serpents, lorsque le dit fils (qui ne le sait pas encore) lui en lance un grand non venimeux pour le sortir de là. Unique occurrence de la peur légendaire de notre héros envers nos amis ophidiens.

Je vous passe ensuite la course poursuite dans la jungle, avec un engin mobile improbable à cette époque et une cavalcade digne du seigneur des anneaux, lorsqu'Arwenn se fait poursuivre par les Nazguls. C'est la même, exactement la même, avec juste duex chemins qui s'entrecroisent régulièrement pour pouvoir se battre, moins de chevaux et de magie, plus de voitures et de fusils. C'est fou ce qu'on trouve dans la jungle pour se battre, hein ?
Et le pire dans tout ça, c'est que l'on voit le fils de Indiana Jones jouer les Tarzan et doubler deux voitures en se balançant de lianes en lianes avec des singes débiles, pour combattre la scientifique et sa ridicule épée qui sert enfin à quelque chose puisqu'il lui en vole une pour la combattre, détruire le feu par feu et caetera... pour ensuite avoir droit à un passage "le retour de la momie" lorsque des fourmis  légionnaires (ou approchant) dopées aux hormones ravagent tout un  plateau et font littéralement "fondre" un grand méchant dont le cadavre et les bottes sont traînées dans la termitière. Ce qui m'étonne c'est que la dernière fois que j'avais entendu parler de ces fourmis, elles vivaient uniquement en Afrique, se déplaçaient sans cesse et n'avait pas de fourmilière. Bref.

On rempile pour le vol caractérisé de scène lorsqu'émergeant d'une pyramide, ils découvrent une verte plaine (le retour de la momie, la pyramide ou il fallait mettre le cristal pour détruire les hordes d'Anubis - qui ne sont normalement pas du tout belligérantes puisqu'Anubis est un passeur, non pas un guerrier comme Seth, le Chacal et non le Chien ! - avec une magnifique course contre le soleil, ou les gens vont plus vite que le soleil !) et continuent ensuite pour rencontrer un conseil de squelettes de cristal. Lorsque le crâne est remis en place, les squelettes s'activent, fusionnent en un extraterrestre et lancent la séquence Stargate, avecune pointe de Star Trek puisqu'en fait la soucoupe volante ne vas...
"Pas dans l'espace, mais... Dans l'espace entre les espaces !"
Phrase culte du film, tout de suite.



Plus j'y repense, et plus ce film est décevant. Mais ne laissez pas mon aigreur vous voler une après-midi, le film reste sympathique... Si on ne fait pas attention aux déchirures horribles qu'a subi le script avant d'être filmé.

 

Demain, je vous parlerais d'Iron Man. Et oui, je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour, ohohoh...).