« lun 21 avr - dim 27 avr | Page d'accueil | lun 05 mai - dim 11 mai »

04.05.2008

La masse informe des couples Parisiens

L'été est arrivé. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il se trouve que dehors, il y a soleil, beau temps, et couples. Argh. Non pas que je me plaigne (enfin si, sinon je n'écrirais pas à ce propos aujourd'hui... Bref), mais c'est tout de même très étonnant. Je m'explique :

Tout d'abord, il faut savoir que quand viens le beau temps, les gens se déshabillent. Rien de bien cochon, ils passent juste du T-Shirt + Pull + Manteau + Gants + Echarpe à un simple T-Shirt/Marcel/Débardeur. Mathématiquement, la surface de peau visible augmente considérablement, englobant facilement mains, avant bras, bras, épaules, cou et clavicules (miam...), parfois même nombril pour les plus aventureux(ses). Ca, c'est rythmique, ça revient tous les ans et ça ne discrimine aucun sexe. Les hommes comme les femmes mettent moins de vêtements quand est venu le printemps.

Ce qui est étrange, c'est combien on voit de couples ensembles au même endroit au même moment. Je veux bien comprendre qu'un jour d'hiver pluvieux, on préfère rester se cajoler à la maison, mais lorsqu'il y a un de ces magnifiques soleils d'hivers mordants, qui vous brûle les yeux et vous mords le coeur de son baiser gelé, n'est ce pas un des moments les plus romantiques qui soient ? L'occasion parfaite de déguster une glace à la menthe sur une terrasse intérieure ? Et bien peut être, mais l'extrême majorité des couples sort au même moment, pour aller au même endroit. C'était donc hier, j'étais sortie vendre des livres à Gibert Jeunes (des radins ceux là, j'ai laissé une douzaine de mangas et ils m'en on donné 8 euros... C'est pas avec ça que je vais visiter la Suède...), et j'avais comme une idiote pris mon gros manteau blanc anti-froid. Etant donné que sur le chemin de l'aller j'avais eu très très chaud, je me suis décidé à l'enlever, et lorsque j'ai fait cela, pouf, magiquement, des dizaines de couples ont commencé à défiler devant la Bourse aux Livres de Gibert, sur la Place Saint Michel de notre Ville Lumière. Il y en avait pour tous les goûts, soit dit en passant. Du gros graisseux qui on ne sait comment s'est trouvé une jolie timide au petit pleutre agrippé à sa plantureuse comme aux jupons de sa mère, en passant par les deux motards barbus qui se sont roulés une pelle devant moi comme si personne n'était là (mains aux fesses et tutti quanti, hein), ainsi que des filles toutes mignonnes et adorables, dans le genre princesse du Dancefloor qui lançaient des regards à tout va pour trouver quelqu'un avec qui tromper leur racaille de copain...

La disparité des couples dont j'ai été témoin n'est que le reflet de la multiculturalité de notre belle France (cocorico tralala ploum ploum), brisant les barrières de france d'en haut et france d'en bas, à laquelle vient s'ajouter la transcendance des valeurs chrétiennes traditionaliste qui... Désolée. Tout ça pour dire que c'est mignon de voir autant de diversité en un seul endroit. Ce qui m'ennuie plus, c'est le fait de tomber dans le stéréotype du Célibataire Frustré qui crache son venin sur tous les couples qu'il croise. Oui, car j'ai été moi aussi dans un de ces couples heureux qui se font des papouilles à tout moment de la journée, qui n'ont que faire des regards, qui s'aiment en public et en privé, toujours souriant, le bonheur collé aux lèvres comme les lèvres collées aux lèvres. C'était très chouette, tant que ça à duré. Enfin bref, c'est maintenant fini, et me revoilà célibataire en quête de l'amûûûûûr, le vrai, le seul, à cracher mon poison, ma jalousie et mon envie sur tous ces bienheureux de la Place Saint Michel. J'ai bien peur que mon défaitisme, mon sens de l'ironie et mon côté asocial ne m'empêchent de concrétiser ce petit désir qui remue une fois de temps en temps au fond de ma conscience. Car oui, bien que vous me voyiez pleine d'entrain, de joie de vivre et d'amour débordant pour tous mes concitoyens de la Terre entière, moi aussi j'ai un côté méchant, pleutre, violent parfois, ce petit côté très "French-Touch" et quasiment collé à tous les Parisiens de tout bords. Ce côté sinistre, gratuit, haineux, hypocrite, insidieux, pervers et vicieux qui dit "moi d'abord, écraser les autres, la domination par la peur et non pas la coopération par le respect." (à ce propos, il faudra que je vous parle du jeu de rôle "Vampire" et des gothiques, un jour).

Enfin bref, revenons à nos moutons couples. Si j'avais gagné un centime par couple rencontré, je pense que j'aurais doublé mes gains chez Gibert Jeune. Bref, frustrée de ne pas avoir reçu autant d'argent que je l'escomptait (car je suis une personne trèèèèès pingre), je remontais vers Montparnasse pour aller squatter le coin BD. J'y ai lu le premier tome d'une BD adaptée de l'univers "Wharhammer 40.000" (dont je vous parlerais aussi une autre fois) dont je ferais la critique plus poussée dans un autre article, et le deuxième tome d' "Orbital" qui est tout aussi sympa que le premier (ici aussi, critique à venir). En sortant, les pieds un peu endoloris à cause de ma circulation problématique, j'ai du vider mon sac parce que les gens derrière moi avaient fait sonner le portique. Arrivée à mon vélo (oui, je suis une écolo, bouh), un couple se fait interroger par BFM-TV, je crois. Et là, comble de l'horreur, c'est LE couple TYPIQUE. Le mec super envahissant qui tiens sa nana par les épaules, sourit tout le temps, répond en rigolant, et la petite nana qui se colle à son mec en le tenant par les hanches, mièvre à souhait, ricanant un peu nerveusement et faisant de grands yeux de chatte en chaleur au caméraman tandis qu'elle fait sa petite biche innocente à celui qui posait ses questions. J'ai failli lui vomir dessus, mais il n'y avait personne pour filmer ça et le mettre sur youtube, ce qui aurait été rigolo. C'est donc encore plus frustrée que jamais que je suis remontée sur mon vélo pour rentrer chez moi grogner sur les couples qui sont heureux alors que moi je n'ai personne, rentrant sans le vouloir dans le stéréotype des gens aigri sans amour. Et vous savez quoi ? Beuh.

03.05.2008

Un Questionnaire

Comme je vous parlais de questionnaires par mails avant hier, et que j'ai beaucoup à faire aujourd'hui, je vais jouer la carte joker et vous en poster un que je viens de recevoir :

1. Quelle heure est-il ? 12H00

2. Ton prénom ? Murmure

3. Surnoms ? Chuchotis

4. Bougies de ton dernier gâteau ? 20

5. À quelle date les souffles-tu habituellement ? 25 Avril

6. Animaux ? Plantes ?

7. Taille ? 1M80

8. Couleur de tes yeux ? verts/bleus/gris/noisette (tout dépend de l'inclinaison du soleil par rapport à eux. Je sais, ça sonne bizarre mais c'est comme ça)

9. Couleur de tes cheveux ? blonds sombre

10. Piercings ? Pas encore

11. Tatouages ? Pas encore

12. À quel point aimes-tu ton travail? N'en ayant pas encore trouvé un, au point d'en chercher un autre ?

13. Ville natale ? Ville Lumière

14. Ville de résidence ? Ville Lumière

15. Où voudrais tu aller ? Là, tout de suite, faire les courses.

16. As tu été victime d'un accident d'auto ? Non

17. Ta voiture ? Une Lamborghini Murcielago Jaune Canari, en fond d'écran.

18. Café ou crème glacée ? Les Deux.

19. Couleurs préférées ? Vert

20. Vinaigrette ? Beurre de Cacahuètes ?

21. Couleur de tes chaussettes ? Noires

22. Livre que tu lis ? Le Village (Parce que si je vous fais la liste on n'en a pas fini)

23. Films préférés ? Fight Club, Brazil, Twelve Monkeys, Grindhouse - Planet Terror & Grindhouse - Deathproof

24. Les mets préférés ? Poulet au Curry

25. Chanson qui passe en ce moment ? Gala - Freed From Desire & Rob Dougan - Clubbed To Death

26. Parfum préféré ? Celui des clavicules (fraichement récoltées ?)

27. Restaurants ? Crêperies Bretonnes et Restaurants Indiens

28. Fleurs ? Pot de ?

29. Mets détestés ?  Tout ce qui est gélatineux

30. Sports regardés ?  Escrime, Basket, Rugby

31. Restaurant rapide ? Le petit traiteur asiatique en bas de chez moi, parfois un Turc (que tout le monde appelle grec)

32. Derniere visites à l'hôpital ? Ma mère s'étant ouvert le coude, il y avait une entaille de 5cm de longet 2 de profondeur.

33. Boissons préférées ? Fanta Citron Frappé / Fanta World Mexique

34. Boisson alcoolisée préférée ? Le Sake, dans les petites coupelles avec leurs billes magiques (je vous en parlerais un jour)

35. Couleur de ton tapis de chambre ? Invisible

36. As-tu échoué au permis ? Pas encore

37. Comment te vois-tu dans 10 ans ? Plus vieille.

38. De qui as-tu reçu cet e-mail ? Une amie.

39. Dans quel magasin viderais-tu ta carte de crédit ? Un magasin de bouquins/BDs... (Album, sûrement, vu que j'y ais une carte de fidélité)

40. Que fais-tu quand tu es énervé ? Je commence à vocaliser (penser à voix haute)

41. Quels mots ou phrases utilises-tu le plus souvent ? Grave, mouarf, erf, arf, Kek

42. Choses qui t'importunent le plus ? Mon manque de volonté

43. Qui te répondra le plus rapidement ? Un doux inconnu chevaleresque ou un cynique en manque de victimes.

44. Qui est la personne la plus sujette à ne pas te répondre ? Quelqu'un qui ne s'intéresse pas à ce blog.

45. Quel était votre rêve d'enfant ? Savoir parler toutes les langues, voler, se téléporter.

46. Frères et/ou sœurs ? 1 Frère

47. Avez vous un animal, un personnage fétiche ? Les Chouettes

01.05.2008

Le Grand Danger des Chaussures qui Couinent

Aujourd'hui, je vous parle d'un truc con. Un truc très con, mais parfois 'orrib!© qui arrive à plein de gens, même des gens bien. Aujourd'hui, je vous parle du cauchemar... du cauchemar des chaussures qui couinent !

Je m'explique. Le phénomène est mécanique, simple, et pourtant 'orrib!© tellement il peut vous rompre une réputation. Il arrive dans les chaussures qui sont faite de façon trop lâche au niveau du talon. Lorsque l'on serre trop le devant de la chaussure et pas assez l'arrière, il se crée un espace juste sous le talon, espace qui va être compressé sous le talon lors de la marche. Du fait du peu d'espace libre dans la chaussure, le talon va frotter contre la paroi arrière, compresser l'air qui se trouve dans l'espace en question, qui va s'échapper vers le haut avec un bruit particulier, dit "bruit de pet".

Voilà comment ruiner une vie sociale, une rencontre, quoi que ce soit. Vous rencontrez une personne qui vous plaît, commencez à marcher côte à cote, quand soudain... *Pyouin*.
Imaginez les regards en biais, un peu incertains, qui en résultent. le nombre de questions qui doivent défiler dans la tête des deux personnes... La victime de la chaussure couineuse qui se demande "Mince, il/elle à entendu ? j'espère que non, c'est horrible, si jamais ça recommence, je fais quoi ?" tandis que l'autre se demande "Attends, c'est moi ou il/elle vient juste de... de péter ? J'y crois pas, c'est impossible, il/elle oserait pas faire ça en public, surtout quand il/elle me drague d'une façon aussi ouverte...". Oui, ça arrive même à des gens bien.
J'ai remarqué que ça arrivait particulièrement souvent avec les "Converse®™ Allstars®™" (les vraies, les imitations n'étant pas fabriquée pareil) et mes chaussures Fila®™ dont je ne connais malheureusement pas le modèle, donc je ne pourrais pas vous dire lesquelles éviter.

Deuxième volet de la chaussure qui couine, il y a les chausses *Splouitch*, qui elles n'ont pas un défaut de fabrication bien pensé, mais qui sont juste le résultat de l'érosion. Vous savez tous que les chaussures ont des semelles en plusieurs épaisseurs (quand à savoir lesquelles, je n'en ai aucune idée, mais il y a automatiquement une couche interne, que viens toucher la chaussette ou le pied nu, une couche externe que vient toucher le sol, une couche intermédiaire pour servir d'isolation, et parfois plusieurs autres couches). Bien sur, en utilisant des chaussures régulièrement (et surtout en traînant des pieds avec celles-ci), vous abîmez la couche externe, qui tend parfois à s'amincir, jusqu'à disparaître par endroits sur certaines chaussures. Et cela crée le phénomène *Splouitch*, que je vais vous expliquer.
Tout d'abord, lorsqu'une rupture se fait sur la couche externe, cela crée une poche dans laquelle s'engouffre l'air. Lorsque vous marchez sur un sol sec, cela ne s'entend pas, puisque l'air entre et sort à chaque pas (la pression de votre poids réduisant le volume de la poche, qui augmente lorsque vous changez de pied d'appui) de manière régulière et homogène. De toute façon, il y a de l'air à l'intérieur ET à l'extérieur, donc aucune différence. Tout le problème vient des sols humides, a fortiori des flaques d'eau.
En marchant dans une flaque d'eau, ou sur un sol humide, vous commettez l'erreur à ne jamais commettre. Bien que le volume de la poche soit réduit du fait de la pression de votre corps, il n'est pas nul. L'eau de la flaque en profite pur s'engouffrer dans cette poche, et y rester. A chaque pas suivant, et suivant une loi physique complexe et ennuyeuse, le volume maintenant HÉTÉROGÈNE (comprenez mélangé d'eau et d'air) ne peut plus sortir de façon homogène. Il y a don une épique bataille pour savoir qui sortira quand comment par ce petit trou dans la chaussure (qui est parfois immense, ne croyez pas...). En général, c'est l'eau qui remporte cette bataille, et elle sort avec un Flouitch de bouteille compréssée, ou de flaque giclée. Voilà les chaussures *Splouitch* telles que je les entends.
Sachez aussi que lorsque la première couche de semelle est attaquée, il arrive que la seconde commence à s'user, et si ça continue encore longtemps, toutes les couches auront été attaquées, laissant les chaussettes (ou petits petons) à la merci de la prochaine flaque d'eau. Et avoir les chaussettes mouillées en pleine rue, c'est assez désagréable.

Je vous invite donc à tester vos chaussures et à me signaler les modèles qui font l'un ou l'autre des effets, voire les deux, afin de prévenir les populations aisées qui ont accès aux chaussures ET à l'Internet (car parfois on à l'un sans l'autre), afin d'éviter des situations ridicules qui peuvent parfois être très risibles (Je me rappelle d'un ami qui avait des chaussures couineuses dont les semelles à trois couches étaient percées sur la première, lors d'un jour de pluie. L'eau rentrait dans la première poche, et à chaque pas était renvoyée dehors sous le poids dudit ami. Il avait donc le combo *Pyouin-Splouitch*, combo qui à duré tout le chemin de retour, donc facilement 45 minutes. Aaaah, quel tranche de rire on s'est payé...).

Autre nouvelle, demain, le 2 Mai, je ne mettrais rien sur le Blog, pour des raisons personnelles. Oui, déjà une semaine, et déjà je fais la grève. Peu m'importe, rendez vous le 3 Mai.

30.04.2008

Tests

Ce soir, je vous parle de Tests. Non pas les tests de QI ou de grossesse (j'espère ne jamais avoir à en faire, sinon ça voudra dire qu'il y a quelque chose de terriblement grave chez moi). Je parle ici des tests disponibles sur le net, gratuitement, qui prennent 5 minutes à faire et qui vous décortiquent votre vie en un rien de temps, c'est effrayant.

Tout d'abord, THE Test à connaître, à avoir fait et dont on doit connaître son score par coeur (à tel point que c'est devenu un signe de reconnaissance dans les milieux "In" que je côtoie : On ne s'appelle pas par nos noms, mais par nos scores respectifs. L'un des nôtres s'appelle Monsieur Saint car il nous a sorti un magnifique -1, tandis qu'un autre est "Le Grand Impur" avec ses 270, et que je connais personnellement "Une Année Complète" et son effarant 365). Mon score actuel étant de 105 (juste au dessus de la moyenne, rien de bien folichon), vous l'aurez compris, il s'agit de l'unique, du seul, du magique, du magnifique :
Le Test de Pureté de Griffor

Ensuite, vient la pléthore de test de The-N (bien que le site soit en anglais, ce qui peut en décourager certains), que j'ai découvert récemment. Il y en a plein, pour tous les goûts, toutes les cultures, absolument tout. Personnellement (et vous chercherez les tests que j'ai fait pour vous amuser à les refaire), j'ai découvert que j'étais aussi douce et séduisante que le chocolat, que mon café était un Caramel Macchiato, que j'étais un Génie du Mal que personne ne soupçonne, que je suis plus intelligente que les Zombies d'une théorique invasion, et ainsi de suite.
Le site The-N

Enfin, dernier des grands noms dont je suis au courant, vient Quizilla. Pareil que The-N, en anglais, avec un paquet de test à tenter, quoique j'en ai fait vraiment très peu de celui çi (en fait, deux. Je serais une Gangrel du Cercle de la Sorcière, selon lui. Pour ceux qui ne comprennent pas, veuillez chercher le jeu de rôle "Vampire, le Requiem" de White Wolf Publishing).
Le site de Quizilla

Vous remarquerez que j'ai délibérément évité les tests du genre "si tu étais..." qui traînent sur le net sous forme de chaînes mails à la con. Tout d'abord, parce que je n'en ai pas sous la main, et ensuite parce que si je postais un tel questionnaire (plus qu'un test, en fait) dans cet article, il ne me resterait rien pour ma page "A Propos" dont je dois toujours m'occuper. La Flemme...

Entre autres nouvelles, je viens de foutre mes premiers liens sur ce blog, par le présent article ! Woot!©

29.04.2008

De la politesse

Un peu de politesse ne fait jamais de mal. J'en ai eu un exemple criant juste avant le dîner.
Je tenais le paquet de petits biscuits apéros de Belin (©,®,™, et tutti quanti) quand mon frère s'est littéralement jeté sur moi afin de m'en voler. La, comme ça, out of the blank, il a tenté de m'arracher le paquet des mains pour satisfaire sa faim de petits biscuit apéros, alors que le dîner approchait. Bien sûr, je l'ai prestement repoussé et j'ai continué à en manger comme si de rien n'était, alors que le dîner approchait (c'est pas avec mes 63 Kgs pour 1M80 que je vais m'en faire pour ma ligne, mesdames).


Bien sûr, au dîner, ça à dégénéré. Il ne pouvait pas dire "s'il te plaît ?", ce qui aurait résolu le tout d'une manière bien plus aimable et simple ? Rien qu'un petit mot, et je ne serais pas là en train d'écrire un article sur un détail de notre vie familiale.

Alors voilà, ce soir je vous parle politesse. Dire bonjour et au revoir, dire merci, même au conducteur de bus retranché derrière une vitre (faudra que je vous en parle, de celui là...), tenir la porte aux vieilles dames et même aux plus jeunes, et ainsi de suite. Oui, que la politesse vous étouffe. Nous avons tous besoin de cette étincelle de bienséance. C'est ce qui fait de nous, animaux sociaux et doués de raison, ce que nous sommes. La politesse est une pierre angulaire des relations interpersonnelles, car c'est avant tout la marque d'un respect. Si vous laissez savoir aux autres que vous les respectez, ils seront plus à même de faire pareil de leur côté. Et puis, la politesse à des côtés pratiques, très pratiques.

Imaginez la scène : Un mec super mignon est devant vous dans le métro, et il vous claque les parois bizarre (celles juste après le tourniquet, ces trucs qui ressemblent à des portes découpées en forme de bouclier anti-émeutes) dans le nez. Tout d'un coup le voilà devenu beaucoup moins mignon; je me trompe ? Tandis que ce même mec, qui vous tient la paroi et vous adresse un sourire, vous donne l'occasion d'aimer la politesse et de l'utiliser à bon escient. Je m'explique :
Soit vous êtes impolie, et vous le rembarrez méchamment. C'est vous qui n'êtes pas mignonne, pour le coup. Au contraire, si vous êtes polie, un merci et tout de suite un petit mot, pouf, magique, vous voilà dans une discussion agréable avec un mec mignon et poli.
Certes, il arrive parfois qu'il tienne la porte sans se retourner, juste par réflexe. Et bien, c'est déjà ça, au moins vous ne vous ferez pas mal.

C'est fou tout ce qu'on peut faire avec juste une porte. Maintenant, imaginez la caissière qui passe ses journées dans les "BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP" de sa caisse, à répéter encore et encore le même "bonjour, vous avez la carte de fidélité ? ça vous fera XXX euros, merci." pendant toute une journée, assise sur des chaises en général vraiment très inconfortables. C'est dur, d'être caissière. Même si je ne m'appesantit pas plus sur leur sort que sur celui des petits africains morts de faim, je respecte leur courage. Vous n'avez pas idée du nombre de clients ignobles qui transitent par une caisse en une seule journée. Mentalement, c'est un travail éreintant. Tout cela pour dire qu'une caissière est la seule à pouvoir vous sourire lorsque vous faites vos courses (ah oui, il faut que je vous parle des caisses automatiques, c'est urgent) et que c'est dans vos mains que se trouve son petit îlot de repos, lorsque vous êtes poli(e) avec elle/lui (oui, il y a des caissiers, et parfois même qu'ils sont mignons!). Pensez, qu'après une journée à se défoncer l'arrière-train sur une chaise de plastique immonde, à se défoncer l'entendement avec des clients qui grognent et rejettent tous leurs malheurs sur la pauvre personne qui est obligée par contrat d'être aimable avec les gens (oh combien de fois j'ai rêvé qu'une caissière réponde à un de ses emmerdeurs : "- Tu vois chérie, si tu travailles pas à l'école, tu finiras caissière comme la vieille madame moche, là. - Pardonnez moi madame, votre mari est passé tout à l'heure avec son amante et à oublié sa carte de fidélité du sex-shop voisin, si vous pouviez lui rendre, merci." Oh joie, exultation et paradis, une telle scène je la filmerais, je la mettrais sur le net et je l'encenserais toute ma vie).

Alors oui, la prochaine fois que vous faites vos courses, imaginez vous à la place de cette caissière, et imaginez que quelqu'un vous traite comme vous la traitez, voir l'effet que ça vous fait. Si j'ai bien réussi à faire passer mon message de paix et d'amour, vous lui ferez un sourire. (quand je pense que mon père et moi avons dragué la même caissière, en même temps, une fois ou l'on faisait les courses ensembles... j'espère qu'on était mignons tous les deux, parce que ça me désole de devoir dire non à des gens qui me draguent alors qu'ils ne me plaisent pas du tout).

Tout ça pour des Belins...

Toutes les notes