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02.06.2008
L'Homme d'Airain
Bien, comme promis, aujourd'hui je vous parle d'Iron Man, ou l'homme de fer pour les adeptes de Molière (A noter, il existe une légende Grecque sur la création de l'humanité qui passe par l'homme d'or, d'argent, de bronze - comme les médailles - les héros et enfin l'homme de fer).
Je suis donc allé voir Iron Man récemment, toujours dans mon cinéma de quartier, qui vient d'être refait à neuf (en fait, ils ont juste tapissé les murs et sont passé sous la franchise d'un cineplex), et les mêmes recommandations sont à faire ici : Ne venez pas vous plaindre d'un plaisir gâché si vous découvrez ici des choses sur le film que vous ne vouliez pas savoir.
Tout d'abord, je ne connais pas la BD Marvel, donc je ne saurais statuer sur la véracité de certaines choses et dire si les gens responsables du film ont été honnêtes envers l'oeuvre originale. Je ne peux qu'espérer qu'ils le soient, parce qu'il y a trop de mauvaises adaptations (Transformers, même si je ne suis pas un connaisseur, encore une fois, est un mauvais film. Son seul point fort est une paire de... d'yeux détenue par l'actrice principale, dont je vous raconte pas mamma mia que dolor...), et à ce sujet il faudra que je vous parle d'Uwe Boll, qui fait vraiment n'importe quoi...
Donc, Iron Man :
Personnellement, je me suis bien amusé. Il y avait des trucs horriblement débiles, mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment. Première remarque, l'utilisation de l'Afghanistan et du trafic d'armes comme toile de fond : c'est de la propagande pure et dure, surtout que comme dans beaucoup d'adaptations ils ont tendance à "actualiser" les choses, alors que les Comics Marvel sont nés dans la période suivant 1945, c'est à dire la guerre froide. Les créateurs de ces Comics (peut être pas tous, mais quand même) voulaient des super-héros qui pourraient motiver l'Amérique dans la lutte contre le communisme ou autre, pas forcément contre les terroristes afghans qu'ils ne connaissaient même pas. On notera Captain America, emblème patriotique culte, et l'évolution de Superman à Spiderman, donc je vous parlerais une autre fois aussi. Donc, l'actualisation, mauvais point. Mais passons.
Le héros cette fois ci est un antihéros décalé (il sirote un Whisky dans un costume Armani/Versacce/ce-que-vous-voulez alors qu'il est dans une Jeep militaire en plein désert, et se fait prendre en photo avec un militaire car ce dernier est un grand fan...) dans le genre play-boy ironique, mordant et sarcastique. Un bon plus, car ce mec est rigolo. Ce n'est pas un modèle d'humanité et il est assez stéréotypé "gros connard de base" surtout lorsqu'une femme lui demande s'il se souvient d'elle et qu'il répond sèchement "non". Un mec peut-être horrible, mais moi j'ai bien rigolé de ses bêtises.
L'héroïne ici est sa secrétaire, une pimbêche folle d'amour pour lui qui se refuse à l'admettre, et attention, chose extrêmement importante, l'histoire d'amour n'est ici presque pas développée, grande première dans le cinéma Américain ! En effet, il n'y a durant le film aucun bisou d'amour (bon, il y a bien une scène un peu adulte, mais on s'en fout, ce genre de scènes sont vraiment ennuyeuses, hein ?). Donc, pimbêche bienveillante et adorable, ce petit bout de femme incarne AUSSI un stéréotype, celui de la femme idéalisée par les machos : faible, soumise, prête à tout faire, mais avec une touche aventureuse et un petit peu de volonté pour défendre les intérêts de son homme.
Côté scénario, le film se sépare en trois parties un peu trop distinctes (comprenez qu'il y a très peu de liens entres elles, on pourrait presque croire à trois histoires séparées si on n'y faisait pas attention) qui sont le désert, le jouet et le combat, ci-nommées par moi-même.
Dans le désert, notre héros se fait capturer par des talibans, et sa vie est menacée par des échardes de Shrapnells dans le torse (petite note culturelle du film, on appelle ces victimes "les morts qui marchent" parce que les shrapnells s'enfoncent peu à peu dans le coeur avec chaque battement, jusqu'à percer l'une des cloisons - atrio-ventriculaire ou autre - et là c'est la merde dans la circulation sanguine). Pour y survivre, un prisonnier qui partage sa cellule lui installe un électro-aimant alimenté par une batterie de voiture. Iron Man va donc devoir inventer une pile nouvelle, qui alimentera son électro-aimant pendant 5 ans ou le tuera en 15 secondes/minutes, je me rappelle plus. Aaah, enfin un héros un peu nuancé, sur le fil du rasoir, et tout et tout... Bref.
Feignasse comme il est... Feignant de construire un missile pour les talibans, Iron Man se fait une armure étrange qui lui permet de s'échapper de la base des talibans, non sans l'avoir complètement rasé à coup de lance-flammes.
On passe alors à la deuxième histoire, le jouet : Revenu aux amériques, notre héros décide d'améliorer l'armure qui est resté en pièces dans le désert. Il reprend donc, avec toute la modernité dont il dispose, les croquis et repart à zéro, améliorant chaque aspect. Il s'amuse un peu, vole un coup, se fait geler en haute atmostphère (détail qui aura son importance par la suite) et en réchappe de justesse. Lorsqu'il à fini les essais, on passe à la phase combat.
Car pendant que lui s'amusait, les talibans survivants ont récupéré son armure, l'on envoyé à son associé qui y a fait ses propres améliorations et compte donc l'utiliser pour le tuer. Le combat est donc simple, c'est la version Iron Man Faible contre Iron Man Brute. Et devinez qui gagne ? Le héros.
Le Mot de la Faim Fin : Bien que partant sur de mauvaises bases (chemin tout tracé, scénario classique, aucun rebondissement, juste une autre adaptation plus ou moins ratée de bande dessinées cultes, et ainsi de suite...) ce film reste amusant, je le conseillerais pour une soirée entre amis ou avec la famille. Pas prise de tête, sympa et drôle, voila ce qu'il est.
13:42 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 13, iron man


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