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30.04.2008

Tests

Ce soir, je vous parle de Tests. Non pas les tests de QI ou de grossesse (j'espère ne jamais avoir à en faire, sinon ça voudra dire qu'il y a quelque chose de terriblement grave chez moi). Je parle ici des tests disponibles sur le net, gratuitement, qui prennent 5 minutes à faire et qui vous décortiquent votre vie en un rien de temps, c'est effrayant.

Tout d'abord, THE Test à connaître, à avoir fait et dont on doit connaître son score par coeur (à tel point que c'est devenu un signe de reconnaissance dans les milieux "In" que je côtoie : On ne s'appelle pas par nos noms, mais par nos scores respectifs. L'un des nôtres s'appelle Monsieur Saint car il nous a sorti un magnifique -1, tandis qu'un autre est "Le Grand Impur" avec ses 270, et que je connais personnellement "Une Année Complète" et son effarant 365). Mon score actuel étant de 105 (juste au dessus de la moyenne, rien de bien folichon), vous l'aurez compris, il s'agit de l'unique, du seul, du magique, du magnifique :
Le Test de Pureté de Griffor

Ensuite, vient la pléthore de test de The-N (bien que le site soit en anglais, ce qui peut en décourager certains), que j'ai découvert récemment. Il y en a plein, pour tous les goûts, toutes les cultures, absolument tout. Personnellement (et vous chercherez les tests que j'ai fait pour vous amuser à les refaire), j'ai découvert que j'étais aussi douce et séduisante que le chocolat, que mon café était un Caramel Macchiato, que j'étais un Génie du Mal que personne ne soupçonne, que je suis plus intelligente que les Zombies d'une théorique invasion, et ainsi de suite.
Le site The-N

Enfin, dernier des grands noms dont je suis au courant, vient Quizilla. Pareil que The-N, en anglais, avec un paquet de test à tenter, quoique j'en ai fait vraiment très peu de celui çi (en fait, deux. Je serais une Gangrel du Cercle de la Sorcière, selon lui. Pour ceux qui ne comprennent pas, veuillez chercher le jeu de rôle "Vampire, le Requiem" de White Wolf Publishing).
Le site de Quizilla

Vous remarquerez que j'ai délibérément évité les tests du genre "si tu étais..." qui traînent sur le net sous forme de chaînes mails à la con. Tout d'abord, parce que je n'en ai pas sous la main, et ensuite parce que si je postais un tel questionnaire (plus qu'un test, en fait) dans cet article, il ne me resterait rien pour ma page "A Propos" dont je dois toujours m'occuper. La Flemme...

Entre autres nouvelles, je viens de foutre mes premiers liens sur ce blog, par le présent article ! Woot!©

29.04.2008

De la politesse

Un peu de politesse ne fait jamais de mal. J'en ai eu un exemple criant juste avant le dîner.
Je tenais le paquet de petits biscuits apéros de Belin (©,®,™, et tutti quanti) quand mon frère s'est littéralement jeté sur moi afin de m'en voler. La, comme ça, out of the blank, il a tenté de m'arracher le paquet des mains pour satisfaire sa faim de petits biscuit apéros, alors que le dîner approchait. Bien sûr, je l'ai prestement repoussé et j'ai continué à en manger comme si de rien n'était, alors que le dîner approchait (c'est pas avec mes 63 Kgs pour 1M80 que je vais m'en faire pour ma ligne, mesdames).


Bien sûr, au dîner, ça à dégénéré. Il ne pouvait pas dire "s'il te plaît ?", ce qui aurait résolu le tout d'une manière bien plus aimable et simple ? Rien qu'un petit mot, et je ne serais pas là en train d'écrire un article sur un détail de notre vie familiale.

Alors voilà, ce soir je vous parle politesse. Dire bonjour et au revoir, dire merci, même au conducteur de bus retranché derrière une vitre (faudra que je vous en parle, de celui là...), tenir la porte aux vieilles dames et même aux plus jeunes, et ainsi de suite. Oui, que la politesse vous étouffe. Nous avons tous besoin de cette étincelle de bienséance. C'est ce qui fait de nous, animaux sociaux et doués de raison, ce que nous sommes. La politesse est une pierre angulaire des relations interpersonnelles, car c'est avant tout la marque d'un respect. Si vous laissez savoir aux autres que vous les respectez, ils seront plus à même de faire pareil de leur côté. Et puis, la politesse à des côtés pratiques, très pratiques.

Imaginez la scène : Un mec super mignon est devant vous dans le métro, et il vous claque les parois bizarre (celles juste après le tourniquet, ces trucs qui ressemblent à des portes découpées en forme de bouclier anti-émeutes) dans le nez. Tout d'un coup le voilà devenu beaucoup moins mignon; je me trompe ? Tandis que ce même mec, qui vous tient la paroi et vous adresse un sourire, vous donne l'occasion d'aimer la politesse et de l'utiliser à bon escient. Je m'explique :
Soit vous êtes impolie, et vous le rembarrez méchamment. C'est vous qui n'êtes pas mignonne, pour le coup. Au contraire, si vous êtes polie, un merci et tout de suite un petit mot, pouf, magique, vous voilà dans une discussion agréable avec un mec mignon et poli.
Certes, il arrive parfois qu'il tienne la porte sans se retourner, juste par réflexe. Et bien, c'est déjà ça, au moins vous ne vous ferez pas mal.

C'est fou tout ce qu'on peut faire avec juste une porte. Maintenant, imaginez la caissière qui passe ses journées dans les "BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP" de sa caisse, à répéter encore et encore le même "bonjour, vous avez la carte de fidélité ? ça vous fera XXX euros, merci." pendant toute une journée, assise sur des chaises en général vraiment très inconfortables. C'est dur, d'être caissière. Même si je ne m'appesantit pas plus sur leur sort que sur celui des petits africains morts de faim, je respecte leur courage. Vous n'avez pas idée du nombre de clients ignobles qui transitent par une caisse en une seule journée. Mentalement, c'est un travail éreintant. Tout cela pour dire qu'une caissière est la seule à pouvoir vous sourire lorsque vous faites vos courses (ah oui, il faut que je vous parle des caisses automatiques, c'est urgent) et que c'est dans vos mains que se trouve son petit îlot de repos, lorsque vous êtes poli(e) avec elle/lui (oui, il y a des caissiers, et parfois même qu'ils sont mignons!). Pensez, qu'après une journée à se défoncer l'arrière-train sur une chaise de plastique immonde, à se défoncer l'entendement avec des clients qui grognent et rejettent tous leurs malheurs sur la pauvre personne qui est obligée par contrat d'être aimable avec les gens (oh combien de fois j'ai rêvé qu'une caissière réponde à un de ses emmerdeurs : "- Tu vois chérie, si tu travailles pas à l'école, tu finiras caissière comme la vieille madame moche, là. - Pardonnez moi madame, votre mari est passé tout à l'heure avec son amante et à oublié sa carte de fidélité du sex-shop voisin, si vous pouviez lui rendre, merci." Oh joie, exultation et paradis, une telle scène je la filmerais, je la mettrais sur le net et je l'encenserais toute ma vie).

Alors oui, la prochaine fois que vous faites vos courses, imaginez vous à la place de cette caissière, et imaginez que quelqu'un vous traite comme vous la traitez, voir l'effet que ça vous fait. Si j'ai bien réussi à faire passer mon message de paix et d'amour, vous lui ferez un sourire. (quand je pense que mon père et moi avons dragué la même caissière, en même temps, une fois ou l'on faisait les courses ensembles... j'espère qu'on était mignons tous les deux, parce que ça me désole de devoir dire non à des gens qui me draguent alors qu'ils ne me plaisent pas du tout).

Tout ça pour des Belins...

28.04.2008

Mon Prince [M]

[M] est un "Tag" que je dépose ici en signe d'avertissement. Ce texte, ou une partie de ce texte peut contenir des informations qui pourraient heurter cetaines sensibilités. Afin de ménager ces sensibilités, je tiens à vous prévenir. Si vous pensez être facilement choqué(e), veuillez ne pas lire le texte qui suit. Si vous lisez tout de même et êtes choqué(e), je ne pourrais pas être tenue pour responsable de vos désagrément car vous aurez été prévenu(e). Cependant, qu'il soit noté que ce "Tag" n'est pas là pour me fournir une couverture me permettant tous les excès. Je tiens à garder crédibilité et honorabilité. C'est uniquement pour protéger les plus sensibles, sans pénaliser ceux qui le sont moins.

 

 

 

 

Je voulais donc vous parler des manipulations que l'on fait sans se rendre compte, notamment dans le cadre d'une relation familiale, mais je suis trop fatiguée pour pousser la réflexion. A la place, je vous laisse avec un texte écrit à deux voix dans les environs de 2000, avec une personne qui m'était très chère mais dont je n'ai plus de nouvelles actuellement. Si jamais tu venais à passer par ici, j'ai pris quelques libertés pour rendre la chose plus lisible, j'espère que tu ne m'en veux pas pour ça. Et si tu lis ces lignes, pourquoi ne pas laisser un message, ça me ferait plaisir de te revoir (peut être partager un autre Pic-Nic chez André Citroën ?).

 

Tu as une robe blanche, une grande robe de soie avec un décolleté plongeant... Tu as les cheveux longs, noués en natte descendant jusqu'aux reins... Tu es sur le toit d'une haute tour d'ivoire blanc, dans la nature, un paysage magnifique ou la tendresse demeure, ou la chaleur est présente... Le temps n'est pas là pour dicter les jours... Le soleil est au couchant mais ne bouge pas, les nuages rougissants te regardaient... Il est là pour toi, ce soleil, il t'éclaire de ses dernier rayons et te les offre... Depuis la tour d'ivoire, tu regardes la sombre forêt qui s'étend, impénétrable, secrète, calme, tout comme toi... De l'autre coté de la tour, la mer si agitée, et ce sable qui l'accueille un peu plus à chaque instant... Les traces de pas sur le sable déjà s'effacent... Mais le souvenir est impénétrable, cette soirée restera inoubliable, le soleil spectateur regarde tes sentiments se refléter sur l'eau... Et les vagues, lente images du ressac, ne font qu'aller incessament à l'assaut d'une forteresse innacessible : Ton coeur... Les étoiles se dessinent dans le ciel, elles veulent attirer ton regard pour que tu ouvres ton coeur protégé derrière une coquille d'innocence, carapace pourtant fragile, car le premier amour venu déjà l'a brisé, il y a si longtemps mantenant, et pourtant si peu à la fois... Carapace pourtant brisée et disloquée par moults amours déçus, moults traîtrises...



Les pas lourds d'une âme errante se perdent dans la forêt, où un chemin bien peu foulé serpente entre les arbres millénaires. Elle se cache, et t'observe, elle cherche à savoir ce que tu veux, ce que tu cherches dans cette nuit sombre, alors que le clair de lune te rend encore plus magnifique à ses yeux. Les pas, bientôt allégés, se dirigent maintenant vers une clairière, ou la lune se reflète dans le rocher central. Bien des cultes on eu lieu ici, on y révérait la lune, le soleil et les astres. Maintenant on y révère une femme, et cette femme, c'est celle de la tour d'ivoire. Cette femme le cherche, à travers le bois elle court pour le retrouver, elle cherche un homme égaré, hagard, qui fuit une prison d'amour pour finalement être fait prisonnier d'une passion... Bientôt il se fatigue de courir, il s'assoit donc le dos sur le rocher, et attend... Des pas légers retentissent, elle le voit, elle le sent, elle sait qu'il est là... Aussi légère qu'une plume, il l'entend approcher, et il commence à avoir peur...Bien sûr il veut la voir... Elle craint son regard, mais elle approche... Il ne veux pas ce qui l'a fait fuir une autre femme... Lentement, des arbres émerge une forme nacrée, un halo de lumière l'entoure, dans sa robe blanche elle avance... Elle le voit éclairé sur ce rocher, sa vision est la même que celle qu'elle imaginait, la peur disparait peu à peu... Elle voudrait voir son visage, mais il l'a caché. Sous un rideau de pleurs il cache son visage, son vrai visage... Elle ne veut que sécher ses pleurs pour enfin connaitre celui qui l'attend, mais le rideau est tombé, la fin de la pièce approche, pour le relever, elle devrait faire des efforts qu'aucun n'a jamais connu... Elle ne sait que faire, la lumière ne la guide plus, elle avance sans savoir ou elle va. Elle dépose alors un doux baiser sur ce visage qu'on lui présente... Il veut l'appeller, entre deux sanglots, la retenir, mais elle coule entre ses doigts comme l'eau, elle glisse lentement loin de lui... Lentement, apeuré, il relève la tête... Elle se retourne pour partir, mais voudrais qu'on la retienne...

" - Ne pars pas..."

Les mots ont glissés, tout a changé. l'air était pur, lisse, jamais parole encore n'avait fusée... Et là, elle se retourne, elle voudrait courir, mais elle ne le peut, elle a peur, elle revient vers lui et cherche son regard... Il veut la prendre dans ses bras, il veut serrer son petit corps fragile contre lui, serrer sa tête sur son cou, mais ses bras refusent de la toucher, ne voulant violer ce sanctuaire... Elle voudrait se sentir protégée en cet instant, se sentir aimée et donner de l'amour, un amour qu'il a peur de recevoir, de peur de le fâner, de n'en être digne... Elle sait qu'il lui est destiné, mais ne peut se l'expliquer, alors elle l'observe et le trouve si attendrissant... Il la regarde profondément dans les yeux, ces yeux si beaux, et il voit qu'il ne changera rien : Elle aime... Et il ne peut rien faire... Oui, elle aime, et recherche cet amour dans les siens, mais lui ferme les yeux, il ne sait pas ce qu'il doit montrer, ce qu'il montrerait vraiment... Quels sont ses sentiments ? elle ne saurait y répondre, elle voudrait connaitre ses pensées... Lui aussi aime, finalement sa prison l'a suivi... Mais il ne sait qui est la sublime géolière d'une si tendre détention, géolière qu'il entre-aperçoit, les soirs de douce folie, géolière vétue d'une robe noire, la tête encapuchonée. Il veut appeller cette geolière, la voir, la toucher... Comment pourrait il faire comprendre cela, avec cette capuche qui l'empêche de voir ses réels sentiments, comment pourrait elle savoir le fond de ses pensées lorsqu'il porte un masque ? Elle voudrait se dévoiler, retirer tout ce qui la retiens pour crier ses sentiments... Il voudrait lui dire ce qu'il ressent, mais sa langue refuse de bouger, si ce n'est avec la sienne... Elle voudrait l'embrasser pour lui dire qu'elle l'aime mais ne sait ce qu'il va penser... Immobile, son corps n'a pas quitté le rocher, enlacé dans l'immortelle étreinte, la femme inconnue dans ses bras, tandis que ses pensées révèlent sa douleur, où ces quelques instant lui paraissent éternels, car tout est si confus... Il veut lui montrer qu'il est déja le prisonnier de ses charmes, mais comme Hypollite, comment montrer un amour qu'il a toujours combattu ? Comme une statue elle ne sait que faire, de peur de brusquer ce moment, lentement, tendrement, il lui prend le menton, et doucement, tremblant presque, hésitant, il fait ce geste tant de fois maudit... Il lui dépose un baiser sur les lèvres... Elle ferme les yeux, elle ne comprend pas, ne réalise pas, elle voudrait que l'instant soit éternel... Lui, voyant qu'elle ne résiste pas, lui tient la nuque, elle lui caresse tendrement les cheveux, et lentement, sa main libre descend, et la soutient par les côtes... Elle se laisse plonger dans cette océan de tendresse, les bras autour de son cou, elle aime cette peau si douce, et l'herbe autrefois tendue vers le ciel s'aplatit pour laisser aux nouveaux amants un lit de tendres feuillages... Pourtant il ne fait rien, il continue de l'embrasser, et, allongés dans l'herbe, l'amour donne un nouvel éclat aux étoiles... ils roulent ensembles, emportés par un tourbillon de couleurs, de sensations inédites, elle se sent bien dans ses bras, elle sent son odeur, elle sait que cet instant leur appartient... Il hume lentement son parfum, et d'un geste langoureux, il défait le noeud dans ses cheuveux, laissant apparaitre une cascade ruisselante de cheuveux... Elle le regarde dans ses yeux, ouverts, et voit une petite étoile tout au fond, elle aime le regarder, aussi secret soit il, elle l'aime... Il n'arrive pas à détacher son regard, il aime cette femme, il aime ses yeux, il aime ses cheveux... Il a un teint si pur, des cheveux maintenant ébouriffés, mais elle se sent renaitre, là, comme deux enfants innocents... Pour lui, tout brûle, il n'arrive plus à distinguer ce qui est réel, comme la nuit tombée, où ce qui est révé, comme ces milliers de lumières qui encadrent son visage angélique... il bouillonne, mais il lui laisse le plaisir de faire le second pas... Elle ne veut plus attendre, elle veut profiter de ces heures perdues qu'ils ont devant eux, elle l'embrasse, s'allongeant sur lui, leur corps ne forment plus qu'un, la passion les à menée la, elle agit sous son influence, ne connaissant pas encore la portée de ses gestes... Lorsqu'il se rend compte qu'il ne mène plus la danse, il se laisse aller, et bientot leurs vêtements ne forment plus qu'un tas informe, tandis que leurs corps, au paroxisme, fusionnent tendrement... Elle ne connait encore que si peu de chose de la vie, ne sait pas jusqu'ou mène la danse qu'elle ne contrôle plus... Il ne sait que faire, elle parait si frêle, si jeune, si sensible, comparé à lui, râble, dru, vieux... Les gestes qu'elle esquisse sont si maladroits qu'elle a peur de ses pensées, elle se sent gênée par ce manque d'expérience qui pourrait la rendre si futile auprès de lui, qu'elle a tant désirée dans ses rêves les plus fous... Ces gestes fébriles, il trouve cela si mignon, alors il cherche à la rassurer, ses caresses se font plus douces, plus lentes... Il sourit, même... Elle se sent fondre sous ses doigts et voudrait lui faire partager cette tendresse... Doucement elle vient toucher son visage, mais est-ce le vrai ? Il n'a plus peur d'elle, il la sent contre lui, il la sent vibrer au rythme de sa respiration, leurs haleines se mêlent... Il sent qu'il peut, mais il n'ose pas enlever ce masque qu'il a toujours eu, c'est trop dur pour lui... Elle veut lui donner confiance, comme elle a confiance en lui, elle ne lui demande rien, si ce n'est son coeur... Elle découvre un peu le visage sous le masque, mais le mystère ne la dérange pas, car elle sait que sous ce masque se cache celui qu'elle aime... il sent les dernieres bribes de doutes se dissiper, il sent son coeur bondir dans sa poitrine : Il l'a trouvé... Lentement il roule pour que son dos touche ce sol millénaire et parfait... Les bras autour de son cou elle ne détache pas ses lèvres des siennes... Il lâche ses côtes et sa nuque pour lentement aller caresser la fine courbe de ses épaules... Elle découvre avec ses mains le torse musclé de cet être... Leur symbiose est si parfaite qu'aucun mot n'a fusé... Il lui suffit de penser à elle pour qu'elle comprenne, car leur regard en dit beaucoup...
Il embrasse timidement le galbe rose de ses tétons, presque à regret, et repart à la recherche de la fine ligne de chair rose de ses tendres lèvres...
Elle se sent protégée, elle se sent bien, elle comprend que la nuit est loin d'être finie... Dans un élan coquin, il lui mordille les oreilles, jouant avec ses boucles de métal, s'attardant un peu sur le lobe, puis reviens doucement embrasser son cou diaphane... Elle lui dépose un baiser sur le front, car elle aime ces jeux auquels ils se donnent, elle aime le désir mais se retient... Il glisse lentement une de ses mains, pour aller caresser son nombril, glisser sur la peau frileuse de son ventre, tandis qu'un frisson la parcourt elle tremble, car la nuit est froide, et elle se presse contre son corps pour sentir sa chaleur... Ne voulant pas perdre un instant, elle l'embrasse pour qu'il comprenne que son seul désir est d'être là avec lui... Il n'a pas envie de la laisser... Alors lentement, tendrement, il vient embrasser sa poitrine, son ventre, et il attend... il attend le signe qu'elle lui donnera... Prise dans le jeu elle le retourne, et se place contre lui, elle l'embrasse de ses petits baisers le long de son torse, puis revient l'embrasser dans le cou... Il frissonne, un instant désarçonné par cette heureuse initiative... Elle le regarde et croit comprendre dans ses yeux qu'ils désirent la même chose... Il hésite un instant sur ces yeux innocents... Derrière le petit ange de ses yeux se cache la passion diabolique qui l'envahit à chaque instant tandis que l'envie se fait plus forte, elle ne veut que lui, elle voudrait qu'il le sente car elle n'ose pas avancer... Ne résistant plus a l'appel de la chair, il commence doucement à trembler, et la pénètre enfin, prenant luxe de précaution pour ne pas la brusquer, ni lui faire mal, mais la peur de sa réaction le fige un instant... Elle se donne à lui par un regard, elle sait qu'il ne lui fera pas mal, que la passion prendra le dessus... Alors, lentement et sans discontinuer ses embrassades, il noie sont ventre tendu sous ses baisers... Elle sent ces baisers, et malgré ce mal et ce bien-être qui se confondent en elle, elle cherche ses lèvres, pour lui voler un baiser... Il la laisse voler son baiser, car de son côté il lui vole sa virginité, et, toujours penché sur elle, ses mains se promenant sur son dos, il continue de la dévisager, comme si elle était un ange tombé pour lui, et tant l'émotion du moment est intense, palpable, réelle, il en tremble... Elle le voit comme son protecteur, elle ne contrôle plus ses mouvement, elle tremble aussi... Au fond de lui, il trouve ces ébats amoureux coupables, il veut arrêter, mais son visage l'en empêche... Elle compte tellement sur lui... Alors il oublie ses doutes et ses peurs, tout. Il se donne enfin à elle totalement, entièrement, il lui dévoile la moindre parcelle de son âme tourmentée... Elle ne veut pas que la soirée se finisse mal, elle ne veut pas commettre une maladresse et voudrait que tout soit parfait et pour qu'il garde un souvenir magnifique de cette soirée... Pour lui, la soirée n'est pas finie, elle continuera toujours, car dans chacun de ses regards, il revois cette scène mille fois attendue, mille fois voulue, mais toujours repoussée... Elle ne veut pas qu'elle se finisse, elle voudrait arrêter le temps... Il respire son parfum, grave cet instant mémorable dans sa mémoire... jamais il n'oublieras...
Alors, lentement, il se retire... mais son regard dit tout, et il regrette de devoir s'habiller...
Elle l'embrasse comme pour le remercier, elle voudrait qu'ils restent encore un peu, mais le temps a l'air de les ratraper...
Il la serre dans ses bras, d'un air protecteur, roulant sans le vouloir de ses épaules, leurs regards se croisent, il siffle une note unique et un coursier apparait : une monture superbe, blanche comme la neige, aux yeux noirs de jais...
Il monte doucement dessus, et la prend dans ses bras...
Il la kidnappe, elle lui sourit, et il l'enmènes chez lui, loin...

ET LE PUTAIN DE RÉVEIL SONNE...
fin du rêve...

27.04.2008

Ambivalence du soi-disant Blogging

Je voulais tout d'abord vous parler de l'attitude des parisiens que j'ai crois dans mes vingt ans à vivre sur cette ville crasse, ais j'ai changé d'avis. Je vais vous parler dichotomie (celui ci est dans le dictionnaire). Dichotomie et blogging, comme il est maintenant convenu de parler, si on veux être à la pointe de la mode informatique.

Lecteur, lectrice, toi qui vient ici avec je ne sais quelles idées saugrenues pour lire les déboires inintéressants que j'y déblatère, n'as tu pas une drôle d'impression ? Comment se fait-il que les gens acceptent que de parfaits inconnus viennent les critiquer, les encourager, lire et décortiquer leur vie la plus intime dans les moindres détails, alors qu'ils refusent que leur ami d'enfance/parent/proche vienne faire de même ? Etrange, que les gens proches soient soudain écartés, que l'on cherche à s'entourer d'inconnus, tout ça pour nos petits malheurs personnels...

Tout d'abord, il faut voir que ces soi-disant inconnus, de par leur statut même d'inconnus, sont dépourvus de tout lien affectifs et surtout de préjugés sur la petite personne vulnérable écrivant son blog. Cela amène deux conséquences. D'abord, la critique bénéfique, qui peut être prise sans arrière-pensées, car c'est d'une personne "objective" dont elle est issue (ce qu'on pourrait lire comme "oh regardez, un inconnu qui ne m'a jamais vu me dit que je suis trop belle, c'est vrai alors, trop lol kthxbyexxx"); ensuite, la critique méchante quo peut être complètement ignorée, puisqu'on ne connais pas celui qui l'a faite (il m'a dit "ouh, le pas beau vilain tout moche", mais je le connais pas, de quel droit il pense pouvoir parler de moi comme ça, roflmao je montre mes parties honteuses à sa tante).
Eeeh, pratique, ça, de pouvoir oublier les mauvais souvenirs et garder les bons... Voyez a quel point le statut d'inconnu permet à nos petits bloggeurs de garder leurs carapaces psychologiques. C'est limite trop pratique. Quelque chose ne vous plait pas, vous l'effacez et puis voilà, c'est fini. Tandis que si quelque chose vous plaît, vous pouvez toujours le prouver parce que la trace est écrite et elle restera plutôt longtemps. Que m'importe l'avis d'un autre s'il diffère du mien ? Ce serait m'amener à poser la question "qui a raison" et peut être découvrir, comble de l'horreur, que j'ai tord. Quelle remise en cause, quelle souffrance cela m'amènerais de savoir que le monde ne tourne plus autour de moi parce que quelqu'un me l'a montré comme tel, avec raison, qui plus est !

Enfin, si l'on éloigne ses connaissance de son blog, ce n'est pas par manque de confiance (du moins je l'espère, sinon je devrais me faire du souci pour vos fréquentations), mais plus par manque de confiance en soi. Tout d'abord, on a peur que les autres nous voient différemment (il faudra que je vous parle de la théorie du "Dn", un jour), de choquer leur sensibilités si précieuses, engoncées dans des habitudes larmoyantes figées par la crasse monotonie. Imaginez un instant qu'un de vos amis découvre votre blog. la scène suivante pourrait très bien être "et pourquoi tu m'as pas dit que tu en avais un ? oh, en plus je lis que tu craquais sur untelle, je devrais peut être aller lui dire, non ? mais dis moi, c'est super cochon ce que tu as écrit, t'es une vraie perverse en fait... Tu veux pas négocier mon silence en échange, peut être, de ce que tu écris là, parce que je nous vois bien le faire..." (bon ok, j'exagère ne serait ce que beaucoup).
Oui, il y a de ça. Mais surtout, il y a le fait que ces gens sont physiques ! On les rencontre, on les voit, on leur parle quasiment tous les jours, on peut même les toucher, leur faire la bise, leur serrer la main... ils nous connaissent, ils nous ont parlé, ils nous ont fait la bise, serré la main... Bizarrement, les voilà dévolus à une sorte de Caste. La Caste des Amis Réels (un parallèle avec la théorie de l'échelle, peut être).
Alors oui, il arrive que l'on rencontre des gens que l'on a connu sur internet, notamment lors des ces "IRLs" comme elles sont appelées. Il arrive même que certains se marient. Mais sérieusement, si vous êtes bloggeur ou avez des amis bloggeurs, vous en connaissez beaucoup qui ont rencontré des gens sur internet et maintenu une relation durable ? Une majorité des gens répondra sûrement non. Pourquoi ? Parce que de leurs côté, ces bloggeurs sont dévolus à la Caste des Amis Virtuels E (oui, le E ne sert à rien, mais comme ça je peux faire de jolis acronymes du genre "lui c'est un CAR, mais elle c'est plus une CAVE" et que les gens me comprennent de travers. Il faudra que je vous parle d'ambiguïté un jour prochain...)

Sur ce, j'entame ma quarantième heure sans sommeil, donc je vais vous laisser.

26.04.2008

Les Noces de Figaro

Hier soir - pour mon anniversaire - je suis allée au théâtre, voir un Opéra des Noces de Figaro (nantie que je suis d'aller à l'opéra lorsque des africains meurent de faim). On m'avait dit qu'il y avait deux réactions possible lors du premier opéra, l'une étant les pleurs et l'autre l'ennui. Et bien, j'ai vacillé entre chacune, pour être honnête. laissez moi vous raconter.

Tout d'abord, Lorsque la pièce commence, les acteurs se sont mis à chanter. Première surprise. Pire encore, ils chantaient vite, en italien, et en accentuant les voyelles de sortes qu'on ne comprennent rien à leur cacophonie. J'ai eu du mal à me mettre dans le bain. Néanmoins, le jeu des acteurs était intéressant. Et puis, les décors étaient aberrants. On se serait cru dans une école primaire de 1950 avec des galeries marchandes américaines des années 60 sur les côtés. Figaro qui répond au téléphone, je vous avoue que ça ne me plaît pas. De plus, sur le "toit" plat de ce décor, il y avait des animaux empaillés et un touriste avec un synthétiseur dont on se demandait quelle était la fonction. Ma plus grande surprise à été la découverte des sur-titres. Oui, c'est comme des sous-titres, mais dessus.

Au dessus de la scène se trouvait donc un écran ou apparaissaient de manière laconique les traduction en français non chanté de ce que racontaient les acteurs. Ici aussi, je vous avoue que l'immersion dans la pièce est dure, lorsque l'on cherche anxieusement la traduction d'un incompréhensible charabia chanté, ou lorsque nos yeux foncent se poser sur l'écran dès qu'une petite bribe de paroles vient s'y afficher. Les allers-retours entre la pièce et les sur-titres ne sont pas agréables, et nuisent à l'ensemble. Et l'une des choses horribles de ces sur-titres était leur propension à disparaître quand on en avait le plus besoin. Je m'explique :
Il semble acquis qu'a l'opéra, le spectateur à une ouïe merdique/des problèmes de compréhension majeurs/une forte propension à voter à droite/autres/ne se prononce pas. C'est pourquoi les acteurs chantent trois à quatre fois la même phrase, afin d'être sûrs qu'elle rentre bien. Le lavage de cerveau ou les discours politiques sont moins insistants sur ce point là, tout de même. La ou interviennent les sur-titres, c'est qu'ils montrent le bout de leur nez pour la première phrase, mais pas pour ses quatre répétitions. Arrivée à la seconde déjà, le spectateur est perdu, il cherche anxieusement un sur-titre qui lui permettrait de garder le fil de la conversation, mais non, ils ont déjà disparu. Alors on se retrouve pantelant, perdu, nauséeux(se) d'avoir fait bouger nos yeux à toute allure dans ces petites orbites enfoncées propres à l'espèce, parfois avec des vertiges, et tout ça sans pour autant avoir compris ou en est l'action et surtout ce qu'il s'en est dit.

D'ailleurs, l'une de mes voisines m'a avoué avoir perdu un des passages comiques du jeu des acteurs car elle regardait les sur-titres. Tout le monde riait, elle ne comprenait pas pourquoi, et moi j'ai oublié ce qui était drôle. Enfin bref, passons. L'histoire était somme toute classique, et je regrette de n'avoir pas lu la pièce avant de venir, afin de décortiquer les libertés prises par le metteur en scène, choses que je n'aime pas trop non plus. Si une pièce à été écrite d'une certaines façon, c'est pour être racontée de cette façon. Oui, le public change, certes. Mais ceux qui vont voir des pièces de théâtre sont, d'abord, capables d'aller les voir (je parle d'argent, d'oseille, de kash, de money, de flouze, de moulah...), et en général, ils sont tout aussi capables de comprendre quel type de public était visé ; et parfois même de se mettre dans l'esprit d'un tel public, afin d'apprécier au mieux la pièce en question.

Une autre chose qui m'a choquée, c'est le nombre de gens bien habillés (robe du soir, smoking, châles de toutes sortes...) qui venaient voir cette pièce. Je vous l'avoue sans peine, j'ai un préjugé sur les opéras. Pour moi, il faut les voir dans d'anciens théâtres aux balcons nombreux, avec des sièges de velours rouge et l'odeur de paille qui s'en dégage souvent, tout cela en portant un masque du carnaval de Venise, de grandes robes de marquises, une reconstitution de Versailles en arrière plan, un dragon, des fées, un prince charmant devenu méchant, des kobolds, des nains hargneux, une baguette magique, trois saucissons, deux pains de campagne, une salade, deux paquets de mouchoirs... Désolée, je m'égare.

 

 

Au final, c'était somme toute une très bonne expérience, j'ai beaucoup aimé malgré les sur-titres, le fait que ça devenait long vers la fin, et le peu de place pour mes jambes délicates.


Entre autres nouvelles, j'ai un entretien d'embauche dans peu de temps, il me faudrait aller me chouchouter.

25.04.2008

Joyeux Anniversaire

Aujourd'hui j'ai 20 ans. Oui, je sais que mon profil dis que je suis née le 18/04/1983, mais il n'empêche qu'aujourd'hui j'ai 20 ans.

Etant donné que ceci est le premier article, je suppose que me dois de faire une déclaration d'intention. J'ai donc décidé d'utiliser cet espace comme un carnet de bord, que j'espère mettre à jour de façon quotidienne (hors périodes de vacances, et tout le monde sait qu'elles sont nombreuses en France) avec un contenu encore indéterminé, mais ce sera sûrement un ramassis d'ennuyeuses anecdotes de chaque jour, de réflexion débiles sur des sujets tout aussi débiles, de délires incompréhensibles et de diverses réactions à diverses choses.

Je tiens à insister cependant sur un point précis. Bien que très respectueuse des courageux(ses) qui prendraient un malin plaisir à lire des choses aussi ennuyeuses que celles qui sont supposées arriver, ceci est avant tout un espace de stockage pour mes histoires. Si ce que vous lisez vous mets mal à l'aise (car il y en a, et chacun sa sensibilité), je ne puis que vous conseiller de cliquer sur le petit bouton qui permet de fermer la fenêtre et d'oublier ce qui vous mettais mal à l'aise. En échange, je m'engage à ne pas tenter sciemment de mettre mal à l'aise chaque supposé visiteur, afin d'être une hôtesse des plus respectable.

 

Maintenant que cela est dit, je devrais peut être me présenter, vous donner un avant goût de ce que je me propose de faire... Mais je n'en ai pas envie. Quoique je pourrais vous parler des pauvres. Allez, je le fais.

Si vous habitez ou passez par notre "belle" capitale, notre Ville-Lumière à nous, ce bijou de l'humanité conquérante, civilisée et à la pointe du progrès en matière de Droits de l'Hommes ( qui, je le rappelle, sont nés ici en France, et peut être même à Paris, qui sait ? Cocorico! ), vous aurez sûrement pris au moins une fois un métro ou un RER, et parcouru les longs corridors de la des-humanisation (ce n'est pas français, ne cherchez pas dans le dictionnaire, vous perdriez du temps et le fil de la discussion) dans lesquels d'affreux pantins déambulent en faisant semblant de ne pas voir les loques humaines mendiant pour leur survie, avec un regard coupable qui résume tout : "Je t'ai vu mais je fais comme si je ne t'avais pas vu, pour éviter que tu me demandes ce que je ne te donnerais pas parce que tu comprends, ma femme/mes enfants/mon chien/insérer une raison lambda ici m'attend chez moi et si je n'utilise pas mon argent pour lui acheter une sucrerie il/elle m'en voudra, même si je sais que toi tu pourrais vivre un jour de plus avec cet argent que je jette par la fenêtre, non ne me regarde pas, on a chacun nos problèmes après tout, la vie est dure, et j'ai eu plus de chance que toi, c'est tout. Saleté de pauvre qui mendie, ne me regarde pas, je ne te donnerais rien."

Oui, un regard peut en dire autant. Mais ce qui m'a personnellement choqué, ce n'est pas cela (quoique justement, ce devrait être choquant qu'on en soit à tel point blasés que c'est banal et horriblement normal). Non, ce qui m'a choqué ce sont les "pauvres" ou les "sans-papiers" (je dit ça parce que je ne sais toujours pas pour quoi ils font ce qu'ils font) qui distribuent - ou plutôt vendent - des journaux aux sorties des bouches de métro. D'abord, je croyais que c'était un journal gratuit, comme on nous envahi avec les 20 minutes, Métro, Direct Matin Plus (dont les 3 horoscopes ne concordent jamais, mais ce sera le sujet d'un autre article).

Laissez moi vous raconter ces moments d'âpre honte et amertume.

La première fois, croyant que c'était un journal de plus, je le prends et continue à avancer comme la bonne machine que je suis devenue. Lorsque l'homme, sale, hirsute et puant m'attrape par le bras, le mode automatique s'éteint, et je me rends compte que le journal en question coûte, comble de l'horreur, DEUX euros. (l'équivalent d'un repas chez Flunch pour les enfants,comme la pub nous le dit, mais ça aussi j'en parlerais plus tard... comme quoi, il y a matière) Pingre et horrible comme je suis, mais avec un reste de conscience, je ne voulais pas lui répondre "j'ai seulement un billet de 20 euros, je ne peux pas le prendre" alors je tente de lui rendre son journal en expliquant que "désolée, je n'ai pas d'argent sur moi, je vais en cours et j'ai juste un stylo et du papier." Et l'homme ose me poser un regard du genre "tu crois qu'avec tes vêtements et ton allure, poudrée de la tête aux pieds, jolie comme tu t'es faite, tu vas me dire que tu n'as pas d'argent sur toi ? allez ma mignonne, nous c'est pour survivre...". Rendez vous compte de la scène. Ils tentent de survivre, et cela nous irrite, nous pauvres nantis qui avons l'eau chaude, l'électricité, l'Internet haut débit, trois combinés fixes et deux mobiles 06, des maisons confortables dont les thermostats ne descendent pas en dessous de 25 degrés et dont les vérandas sont trop petites pour une fête entre amis, alors que le Jaccuzzi déborde avec trois personnes.

C'était ma deuxième rencontre avec l'un d'"Eux" (oui, je vais les appeler "Eux" à partir de maintenant, ça fait bien comme aliénation). Je sors du métro, et lui à failli me plaquer le journal sur la poitrine. Ni une ni deux, je me suis retournée, je suis rentrée dans le métro et j'ai cherché une autre sortie que je savais libre de ces distributeur qui forcent à la consommation. Je sais qu'il tentent de survivre, mais ça m'horripile qu'on me force à faire quelque chose (je devrais peut être tester les différentes stations et sorties, et poster un guide pour les éviter, mais ce serait le comble de l'attitude parisienne dont je parlerais aussi plus tard).

La troisième fois, j'ai joué la sourde muette. J'ai même sorti un carnet et un stylo de ma poche pour lui écrire "je muette, pas argent, désolée, vraiment". Oui, je l'ai fait. Je suis odieuse, et même odiable (toujours pas dans le dictionnaire). D'ailleurs, pour me rattraper, j'ai donné un Ticket Restaurant de 5,50 euros lors de ma quatrième rencontre. Pour me racheter une conscience au rabais, parce qu'étant Parisienne, je n'ai pas le temps de m'occuper de ma conscience et ma coiffeuse ne s'occupe pas de leurs brushings.

Si vous vous demandez pourquoi j'en ai croisé si peu, c'est qu'a partir de la seconde fois, j'ai tout fait pour les éviter. Les troisièmes et quatrièmes fois, ils m'ont eu par surprise, à la sortie du métro lorsque personne ne pouvait me servir de bouclier (une autre technique citadines dont je pourrais parler plus tard).

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